Burundi – Référendum sur la révision constitutionnelle (17 mai 2018)

La France prend acte des résultats du référendum organisé le 17 mai au Burundi sur la révision de la constitution.

Si le scrutin s’est tenu dans un calme relatif, nous déplorons que la campagne ait eu lieu dans un climat marqué par des intimidations et des menaces, voire des violences, contre l’opposition à la réforme constitutionnelle.

La révision de la constitution introduit des modifications qui vont à l’encontre de l’accord d’Arusha, qui a mis en place un système institutionnalisé de partage du pouvoir entre les composantes communautaires burundaises, en remettant en cause les mécanismes visant à protéger la minorité tutsie. Cette réforme ne contribuera pas à résoudre la crise dans laquelle le pays est plongé depuis 2015.

La priorité est désormais d’assurer la mise en place d’un dialogue national sans conditions ni exclusive, qui permettra l’expression des aspirations de l’ensemble des composantes de la société burundaise. Ce ne sera possible que si le gouvernement fait des gestes, notamment en permettant à l’opposition, aux médias et à la société civile de jouer leur rôle sans entrave. Nous l’appelons à agir en ce sens dans un esprit de rassemblement.

Dernière modification : 23/05/2018

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