Développement - Présentation de la stratégie française de réponse aux fragilités (Paris, 13 juin 2018)

M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a ouvert mercredi 13 juin au Quai d’Orsay l’événement de haut niveau « Bâtir une paix durable - Prévention, Résilience, Approche globale » pour présenter la nouvelle stratégie française de réponse aux fragilités annoncée lors du dernier conseil interministériel pour la coopération et le développement le 8 février 2018.
L’événement réunissait Mme Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale, M. Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, M. Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement, co-président de la Commission sur la fragilité, la croissance et le développement des Etats, haut représentant de l’Union africaine pour son fonds pour la Paix, M. Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement, et Mme Inna Modja, artiste engagée pour les droits des femmes.
A côté de la stratégie française, ont également été présentés le fonds paix et résilience (« fonds Minka ») de l’Agence française de développement et la version française du rapport de la Banque mondiale et des Nations unies sur la prévention des conflits ("Routes pour la paix").
Le secrétaire d’Etat a mis l’accent sur la priorité accordée par la France à la réponse aux crises et aux fragilités, selon une approche préventive et globale liant diplomatie, sécurité, humanitaire, stabilisation et développement. Il a également rappelé l’engagement du gouvernement de consacrer, dans le cadre de son objectif général de porter d’ici 2022 son aide publique au développement à 0,55 % du revenu national brut, 500 millions d’euros à l’aide humanitaire et alimentaire ainsi qu’à la stabilisation d’ici 2022 et de doubler les montants alloués au fonds « Paix et résilience » de l’AFD pour atteindre 200 millions d’euros par an.

Au-delà des moyens, de nouvelles modalités d’intervention seront développées, à l’instar, par exemple, de l’Alliance Sahel lancée en juillet 2017. Cette initiative, à l’origine franco-allemande, vise à articuler les problématiques de sécurité et de développement, en favorisant des méthodes innovantes, un système de redevabilité des bailleurs et des objectifs ciblés afin d’améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables. La mise en oeuvre des projets privilégiera des circuits courts, transparents et qui permettront d’atteindre directement les populations concernées.
Aujourd’hui, près d’un cinquième de la population mondiale vit dans des contextes de fragilité, de conflit et de violence qui devraient concentrer d’ici à 2030 plus de 60 % des pauvres dans le monde. Sans des efforts importants pour réduire les facteurs de ces fragilités, ces populations particulièrement vulnérables seront confrontées à des défis de développement qui finiront par remettre en question l’engagement de « ne laisser personne de côté » pris lors du Sommet mondial sur le développement durable de 2015 au cours duquel ont été adoptés les 17 objectifs de développement durable.

Dernière modification : 13/06/2018

Haut de page