Environnement - Participation de la France à la plateforme intergouvernementale sciences - politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Medellin, 17-24 mars 2018)

La sixième plénière de la plateforme intergouvernementale sciences-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (« IPBES-6 ») s’est ouverte le 17 mars à Medellin en Colombie.

A l’image de ce que fait le GIEC pour la science du changement climatique, l’IPBES a pour objet de synthétiser les connaissances sur la biodiversité et les services écosystémiques, afin d’éclairer les décideurs et l’opinion publique. C’est un organisme intergouvernemental ouvert à tout membre des Nations unies (129 Etats membres en mars 2018), créé en 2012 et rattaché au programme des Nations unies pour l’environnement.

Lors de cette plénière, les Etats membres doivent notamment examiner quatre évaluations régionales (Afrique, Amérique, Asie-Pacifique, Europe-Asie centrale) ainsi qu’une évaluation thématique sur la dégradation des sols et les possibilités de restauration des terres. Ces cinq documents comprennent des conclusions opérationnelles à destination des pouvoirs publics.
Lors de son discours d’ouverture de l’assemblée générale du GIEC à Paris le 13 mars dernier, M. Jean-Yves Le Drian avait appelé de ses vœux un renforcement de la parole scientifique pour mieux informer le grand public. La France est représentée à Medellin par une importante délégation interministérielle et scientifique. Conformément à l’engagement du président de la République, le gouvernement français entend contribuer à une prise de conscience en faveur de la nature à la hauteur de celles existant sur le climat. L’effondrement de la biodiversité est, avec le dérèglement climatique, une des crises majeures à laquelle nous sommes confrontés.
Paris accueillera la prochaine session de l’IPBES en 2019, qui verra l’adoption pour la première fois d’une évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques. Celle-ci constituera l’un des documents de référence pour l’élaboration du futur cadre mondial pour la biodiversité post-2020.

Dernière modification : 21/03/2018

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