L’Ambassadeur de France en Equateur soutient un projet de coopération triangulaire Equateur / Cameroun/ France dans le domaine de l’aquaculture [es]

Une délégation camerounaise composée de M. Salomon MADIBA Salomon, Sénateur camerounais et Président de la Chefferie Bakoko, M. Job Théophile WAPNANG, Maire de Douala ( deuxième ville du pays avec plus de 3 millions d’habitants) , M. Jean Pierre Ibany SALLA, Receveur Municipal et M. Oscar LENTA, Adjoint au Maire de Douala a été reçue en Equateur cette semaine par des chefs d’entreprises et des représentants institutionnels du secteur de la pêche.

Guidée par le Professeur Eric MIALHE, Docteur Biologiste français chercheur à l’Université de Guayaquil, la délégation a visité plusieurs fermes aquacoles en crevettes dans la Région du Guayas avant de rejoindre la capitale équatorienne pour des contacts institutionnels.

La délégation a été reçue le mardi 10 juin 2014 au Ministère des relations extérieures équatorien pour une réunion de travail en présence de la Directrice Europe et multilatéral du MRE , Mme Carmen LARREA, le sous-secrétaire du Ministère équatorien de l’Agriculture en charge de l’aquaculture , M. Cevallos ainsi que Mlle Flores, directrice de la Coopération internationale au Ministère Equatorien de l’Agriculture.

L’Ambassadeur de France qui assistait à cette entretien a souligné l’importance de la coopération Sud - Sud initiée depuis peu avec le concours de l’expertise scientifique française et a rappelé l’importance d’un tel projet qui vise à lutter contre la pauvreté dans le milieu de la pêche.

L’Equateur et le Cameroun (dont le nom Cameroun signifie crevette) sont similaires en termes de conditions climatiques et écologiques.
L’Equateur est un pays traditionnellement important pour la production de crevettes de l’espèce native Litopenaeus vannamei selon des technologies semi-intensives (8-15 animaux/m2 ; 1,5 a 3 T/Ha/an) avec essentiellement de moyennes et grandes entreprises (50 a 5000 Ha) générant relativement peu d’emplois directs (0,2/Ha) . Dans le cadre de la politique du "Bien vivir" et du changement de matrice productive, l’Equateur à travers un projet de réseau RIBAS (Red Interinstitucional de Biotecnologia y Acuicultura social) devrait prochainement pouvoir développer la crevetticulture en micro-unités familiales ou communautaires selon des technologies intensives permettant des productions de 30 a 100T/ha/an.

Le Cameroun est un pays de tradition de pêche de crevettes de l’ espèce native Penaeus notialis mais les stocks se réduisent en raison de la surpêche.M. Salomnon MADIBA, chef traditionnel Bakoko et actuellement sénateur a entrepris depuis quelques années avec le soutien de scientifiques franco-Équatoriens de développer la crevetticulture familiale et communautaire en considérant les zones d’eau de mer et d’eau douce puisque les crevettes marines ont à partir des stades larvaires la capacité de s’adapter à l’eau douce.

L’ établissement d’un programme de développement de la crevetticulture familiale et communautaire en collaboration entre l’Equateur, le Cameroun et la France, projet soutenu par l’Ambassade de France, devrait créer une synergie efficace en termes de recherches et de formation en biotechnologies aquacoles (crevettes, poissons, etc.) et pourrait à l’avenir conduire à des relations similaires pour des collaborations en biotechnologies agricoles forestières et environnementales avec d’autres pays africains.

Cette coopération devrait se poursuivre dans les prochains mois avec la constitution d’une feuille de route de travail et la préparation d’un accord de coopération.

Dernière modification : 11/06/2014

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