Syrie - Bombardements dans la Ghouta orientale.

Les bombardements du régime et de ses alliés ont fait une centaine de victimes civiles dans la Ghouta orientale ces derniers jours. Ces attaques indiscriminées visent délibérément les zones habitées et les infrastructures civiles, notamment médicales. Elles constituent une grave violation du droit international humanitaire.

Cette campagne de bombardements d’une intensité dramatique survient alors que la situation humanitaire est déjà critique dans la Ghouta orientale. 400 000 civils y sont assiégés par l’armée de Bachar al-Assad, dont 750 personnes dans l’attente d’une évacuation médicale d’urgence qui leur est refusée.

Ces actions engagent la responsabilité du régime syrien, mais également de la Russie et de l’Iran qui sont ses principaux soutiens et qui, dans le cadre des accords d’Astana, se sont portés garants d’un cessez-le-feu qui est censé s’appliquer à la Ghouta. La France appelle l’ensemble de ses partenaires au Conseil de sécurité des Nations unies à prendre leurs responsabilités pour parvenir enfin à une trêve humanitaire.

Q - Hier dans la Ghouta Orientale les assauts des forces du régime syrien ont tué plusieurs douzaines d’habitants de cette localité (peut-être près de 80 morts, la plupart des civils). Vous ne parlez pas directement avec Damas mais vous parlez avec Moscou, sponsor du régime syrien. Que dites-vous aux Russes à ce sujet et quels moyens d’influence avez-vous pour arrêter ce massacre, sachant qu’il y a presque 400,000 personnes en détresse totale à la Ghouta Orientale ? Avez-vous eu un contact récent avec Moscou à ce sujet ?

R - Nous vous renvoyons à la déclaration de ce jour.

Dernière modification : 20/02/2018

Haut de page