Visite des Ambassadeurs européens présents en Equateur à l’Antisana (le 29 juin 2017) [es]

Comment offrir des preuves tangibles (et irréfutables) du réchauffement climatique et sensibiliser la population à ses effets dévastateurs ?

Cette question, les ambassades des États Membres (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni et Hongrie) et la Délégation de l’Union Européenne présentes en Équateur, ainsi que leurs entités respectives de coopération (l’Institut de Recherche pour le Développement -IRD, l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et Développement - AECID et la Corporation allemande pour la Coopération internationale -GIZ) se la posèrent lorsqu’il s’est agi d’organiser une action dans le cadre des Journées Européennes de la Diplomatie Climatique.

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Sous l’impulsion de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de l’Ambassade de France en Équateur, il a été décidé de se rendre au chevet d’un volcan andin, l’Antisana, qui joue le rôle pour la zone intertropicale et latino-américaine (avec le glacier Zongo en Bolivie) de sentinelle du changement climatique.

En effet, dans le cadre d’un projet à grande échelle impulsé par l’IRD il y a plus de 20 ans, avec ses partenaires andins, un réseau de surveillance des variations climatiques, météorologiques, hydrologiques et de mesure du retrait glaciaire a vu le jour avec l’appui en Équateur de l’Institut National de Météorologie et Hydrologie (INAMHI), de l’École Polytechnique Nationale (EPN) et de l’Université IKIAM.

Accompagnée du Ministre équatorien de l’Environnement, Tarsicio Granizo, cette délégation emmenée par le glaciologue Luis Maisincho (INAMHI-IKIAM) et l’écologue Olivier Dangles (IRD), a pu se faire le témoin de la fonte du glacier et de ses conséquences sur la biodiversité et les écosystèmes du páramo mais aussi sur les ressources hydriques. Dans cette perspective, le Fond pour la Protection de l’Eau (FONAG) et l’Entreprise Publique Métropolitaine d’Eau Potable et d’Assainissement (EPMAPS) ont pu mettre en lumière leurs efforts conjoints de conservation du páramo et la collaboration spécifique avec l’Agence Française de Développement (AFD) et l’IRD sur leurs projets de captation d’eau pour l’approvisionnement en eau de la capitale équatorienne.

Mais la science a besoin de l’engagement politique et de la mise en œuvre d’actions appropriées. Dans le contexte de la ratification de l’Accord de Paris par l’Assemblée équatorienne le 22 juin dernier, les diplomates européens et le Ministre équatorien de l’Environnement ont lancé jeudi un appel clair à lutter contre le réchauffement climatique en reprenant le slogan du président français Emmanuel Macron :
#MakeOurPlanetGratAgain.

Dernière modification : 30/06/2017

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